Iles Ouchkani

-27°C ce matin. Lorsque je sortis pour assister au levé du soleil, je pris soin de ne rester que quelques minutes dans le froid. J’avais le nez qui piquait et même froid au dents et aux gencives lors des inspirations.

Une des îles Ouchkani était notre destination de la journée, mais auparavant nous assitâmes à une séance de pêche.

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Le trou qu’ils avaient fait la veille était depuis recouvert par de la neige et la glace s’était reformée, mais on en distinguait encore nettement les contours. L’un des deux hommes se saisit alors d’une tronçonneuse qu’il plongea dans la glace afin de repréciser les bords du trou. L’autre empoigna une pique pour la briser jusqu’à voir l’eau affleurer à la surface. Avec une pelle, ils enlevèrent ce qu’il restait de morceaux de glace. Puis, les mains nues (!), ils se saisirent d’une petite nasse qu’ils remontèrent en quelques minutes. Prisonniers à l’intérieur, quatre poissons battaient furieusement l’air de leur queue. Quelques petites crevettes étaient également piégées dans le filet. On les regarda un moment se tortiller sur la neige, impuissants. Nous repartîmes avec un des poissons.

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Nous avons ensuite poursuivi la randonné sur la glace vers l’île, environ 11km.

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Musique : en voiture les chauffeurs avaient une prédilection pour les chansons françaises, sûrement pour nous faire plaisir. On a donc redécouvet Dalida, Mireille Mathieu, « L’été Indien » de Joe Dassin, « Voyage voyage » de Desireless ou encore… Zaz.

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le gîte
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Le poisson dépecé. Le guide nous a expliqué que les organes se mangeaient cru, G a failli en prendre un morceau et moi aussi. C’était une blague …

Sur l’île nous avons posé les affaires dans les gîtes puis sommes partis « explorer » les environs, c’est à dire faire le tour du propriétaire. J’ai abandonné G qui préférait rester au chaud pour bouquiner. Très vite, avec les autres touristes nous avons observé le manège des deux chauffeurs, ramenant des seaux d’eau depuis le lac afin d’alimenter le bania pour le soir. L’un d’eux, un Ukrainien, s’est mis à me parler et à désigner l’emplacement de la porte près du bania. Il restait un seau en plastique, je l’ai saisi en essayant de lui faire comprendre que je pouvais les aider. Derechef il m’a pointé la porte. Grâce à une autre touriste qui avait fait un peu de russe j’ai compris qu’il me demandait de lui tenir la porte quand il arrivait avec son chargement, puis de la fermer derrière lui pour éviter la déperdition de chaleur dans la pièce. J’ai effectué ma tâche consciencieusement pendant quelques minutes, le temps pour les chauffeurs de ramener suffisamment d’eau dans les gros bidons en plastique du bania. L’autre chauffeur, un Bouriate, m’a demandé où était G, j’ai mimé une personne en train de dormir. J’ai interprété sa réaction comme « il y a des coups de pieds aux fesses qui se perdent ».

Sur la glace d’autres personnes sont arrivées, tractant une réserve de bois sur une remorque, derrière une voiture (photos ci-dessous avec le bania).

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Je suis rentrée me poser un moment avant de ressortir pour prendre en photo le coucher du soleil. Une voix s’est mise à m’appeler. J’ai levé les yeux vers le bania et j’ai vu un membre du groupe derrière une fenêtre : il s’était retrouvé coincé à l’intérieur en voulant faire des photos. La propriétaire avant probablement remis le loquet sur la porte sans remarquer sa présence. Après l’avoir délivré, j’ai pu prendre mes photos.

Le soir bania, on s’est serré à 8 sur deux petits bancs. Quand les deux chauffeurs sont arrivés on a vite laissé la place : les deux étaient très grands et costauds, dans les 110 ou 120kg. Le repas du soir a ensuite remis à l’honneur la chanson française. Le chauffeur Bouriate, Andrei, nous a aussi montré une vidéo de sa petite fille de 10 mois. C’était assez touchant de voir ce gros costaud tout ému par son enfant. Les chauffeurs comme les guides vivent de la saison touristiques : ils enchainent les groupes pendant des semaines et ne rentrent pas souvent chez eux profiter de leurs proches.

L’eau : dans les gîtes où nous sommes passés, il n’y avait pas de canalisation pour l’approvisionnement en eau. Celle-ci était systématiquement puisée au lac. Nous avons parfois des éviers avec un petit réservoir au dessus du robinet et sous celui-ci une bassine afin de récupérer l’eau usager. Il en allait de même pour la cuisine, l’eau du Baïkal a été utilisée pour les cuissons et les soupes. Enfin pour les toilettes, il y avait des petits cabanons en bois abritant des toilettes sèches à proximité des habitations.

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