De l’île d’Ogoï à Koujir

Nous quittons sans regret le chouette hôtel. Après tout ce n’est pas le confort qui nous a attiré dans la région.

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Le premier arrêt photo de la journée est rapide, il suffit de retourner sur nos pas pour apercevoir la route de glace qui s’ouvre devant nous, avec ses panneaux. Seuls les véhicules légers peuvent l’emprunter, comme nos 4×4, les gros autobus ne sont pas autorisés à y poser une roue. La route à double sens mène sur l’île d’Olkhon. C’est une autre île qui nous intéresse dans un premier temps, celle d’Ogoï avec un stuppa blanc à son sommet.

Les lieux rappellent fortement la Mongolie, que ce soit les drapeaux colorés ou les offrandes. J’écoute d’une oreille distraite le guide nous parler du bouddhisme. Je profite de la vue, le lac glacé autour, au loin petite île, celle des lépreux qui y étaient reclus.

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Il nous faudra une heure de marche pour rejoindre les 4×4 et les chauffeurs qui pendant ce temps ont établi un feu sur la glace afin de préparer une soupe de poisson. La glace est encore magnifique.

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Dans la marmite, on peut voir des têtes de poissons : une soupe est en préparation pour le déjeuner!

 

Manger sur la glace : et bien ce n’est pas évident du tout. Déjà, il faut enlever les moufles, ce qui revient à offrir ses petites mains au froid. J’avais des sous-gants qui me protégeaient un peu mais pas longtemps. Il faut manger assez vite pour éviter de se refroidir. Et encore cela ne sert pas à grand chose, le guide et les chauffeurs prenant leur temps. La nourriture était essentiellement composée de salami, fromage, morceaux de pain, parfois des œufs durs, des gros cornichons ou des boîtes de sardines. La Sibérie n’est pas faite pour les végétariens. Il y avait aussi des yaourts qui passaient leur temps à être congelés en extérieur et décongelés en intérieur (la faute aux 25°C). Afin de faire un peu de gras et se tenir chaud on mange donc un peu de tout, le plus sportif étant peut-être la boîte de sardines. Il faut chopper le petit poisson qui ne semble pas très frais avec la pointe de son couteau Suisse et le faire tenir sur une tranche de pain congelé qui craque presque sous la dent. Et pour la sardine on oublie celle de Petit Navire, l’aspect et le goût ne sont pas les mêmes. J’en ai gardé en souvenir : de l’huile de la conserve sur mes gants pour la durée du séjour. Miam.

 

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Bref, avant le début de ces péripéties culinaires, nous avons eu droit à de la vodka. Mais pas dans le shot, plus précisément dans un trou creusé par le guide dans la glace. Pour la boire il fallait s’allonger sur la glace et l’aspirer du bout des lèvres.

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La vodka a des vertus particulières selon notre guide : avec du sel elle stoppe les problèmes gastriques, avec du poivre elle arrête la fièvre. Je n’ai pas encore eu l’occasion de mettre en pratique ces remèdes…. . Par contre c’est très agréable après une heure de marche, autant que le verre de thé.

Nous avons ensuite rejoint le rocher Bourkhan, cachette du dieu du Baïkal. Cet endroit est encore un lieu où se déroulent des cérémonies de chamanisme. En passant, nous avons vu de nombreux bateaux à l’arrêt, piéger par la neige ou à l’abandon complet. Une ancienne fabrique de conserves fermée définitivement les côtoyait.

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A pieds, nous avons traversé le village attenant, fait deux ou trois courses dans une supérette avant de nous poser dans notre nouveau gîte. Encore un bon bania le soir pour nous délasser avant une bonne nuit de sommeil.

Le bania : c’est un sauna à vapeur chaude. Des bûches chauffent un poêle en brique ainsi que de grosses pierres. Il faut verser de l’eau brûlante sur les pierres pour que la vapeur se libère. La température peut monter très haut et vite. On dispose de petits chapeaux rappelant des bonnets pour se protéger la tête. On peut aussi se frapper avec des branchages qui ont trempé dans l’eau chaude. Pour finir un seau d’eau glacé est versé sur la tête et le corps ou on peut prendre de la neige fraiche qu’on se frictionne sur la peau et pour les plus courageux un petit plongeon dans le lac.

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