Retour en Corse: La vallée du Fango, les calanques de Piana et Porto

Le trajet entre Calvi et Porto étant relativement long, nous avons saucissonné le trajet avec plusieurs étapes, notamment en prévoyant une première halte près du Fango, faisant l’impasse sur Galeria.

Le Fango

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L’absence d’eau au niveau du delta nous a inquiété dans un premier temps, mais en remontant vers l’intérieur des terres, nous avons constaté que le lit de la rivière n’était pas à sec. La voiture garée, nous avons continué à longer le Fango à pieds, le traversant en sautant de pierres en pierres ou en mettant carrément les pieds dans l’eau.

Nous avons fini par tomber sur un gros rocher, idéal pour poser les affaires. Comme vous pouvez vous en douter, Gégé a fait trempette – elle était vraiment très fraiche. J’ai préféré renoncer à la baignade après avoir trempé un mollet et senti le membre s’engourdir. Au loin, on apercevait les montagnes, avec encore de la neige sur certains sommets. Les nuages se sont aussi accumulés progressivement. Nous étions vraiment seuls, la rivière rien que pour nous. Notre tranquillité a été troublée par une vache, sortie d’entre les buissons de l’autre côté de la rivière. Après nous avoir dévisagé un temps, elle s’est approchée du courant pour boire, puis elle est repartie avec flegme par où elle était venue. A la cool.

 

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Meuuuh

 

Au moment où le soleil a commencé à être complètement caché par les nuages, nous sommes repartis vers le littoral. On s’est un peu fait peur en sautant sur les rochers, j’ai failli tomber à l’eau.

Les calanques de Piana

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Le second arrêt de la journée fût Piana. Le chemin pour accéder à la balade est assez compliqué, il tournicote beaucoup sur une route de plus en plus étroite. Par ailleurs, les touristes étaient plus nombreux et plusieurs bus arrivant en sens inverse nous ont obligé à nous plaquer sur les bords de route. Autre danger, les motards, qui sont souvent en convoi et mordent sur la ligne blanche. On a fini par atteindre un parking, nommé la Tête de Chien, en raison de la forme de la roche qui le domine.

Une petite promenade de 30-40mn à pieds mène alors à une superbe vue. D’un côté les falaises ont une couleur ocre, rougeoyante lorsque le soleil tombe. De l’autre côté, l’immensité de la mer. Pas mal de gens sur le sentier, des familles profitant du jour férié pour se promener et d’autres touristes comme nous, s’essoufflant dans les montées.

Nous avons ensuite rebroussé chemin pour atteindre notre hôtel, dans les hauteurs de Porto.

Porto

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On a un peu galéré pour trouver l’hôtel. Non pas qu’il soit compliqué d’accès, mais le GPS intégré de l’utilitaire s’est révélé peu fiable une fois le Cap Corse passé, nous perdant plus d’une fois. On s’est retrouvé à un moment au sommet d’un village devant un cimetière et le GPS voulait nous faire tourner à gauche, ce qui revenait à plonger dans la végétation. Heureusement Gégé avait pris le sien et avec les téléphones on a trouvé notre itinéraire.

Nous avons mis un peu de temps à nous installer : le gérant a pris de longues minutes pour nous remettre les clés, tout en bavardant et essayant de compléter la réservation sur son écran. Un peu compliqué pour lui de faire plusieurs tâches à la fois. On était un peu fatigué par la route, on s’est contenté de le regarder – probablement avec le même regard qu’avait la vache – en attendant qu’il finisse. Puis on est arrivé devant la porte, on a encore perdu quelques minutes à retirer les clés bloquées dans la serrure sans tout casser. Une bonne douche a permis la détente. Nous avons jeté un œil sur le guide pour trouver un coin où manger.

On a repris la voiture pour nous garer vers le port. On a pu profiter de la vue, traverser un petit pont rouge et observer la plage. Le restaurant choisi pour l’occasion avait une très jolie vue sur la mer. On a très bien mangé, même si l’addition fût douloureuse. La Corse c’est très cher, pire qu’à Paris parfois (ex: le petit verre de Martini à 8 euros dans le restaurant à Porto, alors que c’est plutôt 4 euros dans la capitale). De plus, les restaurateurs ne fournissent pas toujours le menu et aiment bien énumérer oralement les desserts ou les boissons (en oubliant les prix, évidemment). Comme on était poli, on n’a pas osé demander certains tarifs (oui, nous sommes des pigeons). Au moment de payer la douloureuse, le serveur a refusé la CB. En effet, comme beaucoup (trop) d’endroits en Corse, les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées. A plusieurs reprises on s’est mis à la recherche d’un distributeur en ville pour régler la nourriture (une fois sur trois en moyenne), et ça s’est aussi produit pour un hôtel. Je suis donc repartie trouver une machine automatique, laissant Gégé en otage devant la magnifique vue sur la mer.

Pour digérer le repas et l’addition, j’ai forcé Gégé à attendre le coucher de soleil. Je voulais absolument faire une photo. Il m’a traité de boulet mais j’ai tenu le coup. Il voulait retourner se poser à l’hôtel (il aime bien les couchers de soleil d’habitude). J’ai mis ça sur le compte de la fatigue post-trentaine. On s’est posé et on a attendu, au fur et à mesure de plus en plus de gens sont arrivés pour voir le soleil se cacher derrière l’horizon.

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On est rentré se poser, la TV en fond sonore. Je ne pensais pas vraiment me concentrer sur le programme ayant commencé La promesse de l’aube de Romain Gary. Mais nous sommes tombés sur TF1 et le « reportage » sur la campagne d’E.Macron. Je mets reportage entre parenthèse, car ce qu’on a vu était du story telling. C’est simple, pas de contradiction, pas de voix off pour commenter les images, juste du brut du candidat qui appelle les membres de son équipe ses enfants, rend visite aux ouvriers et réclame du cordon bleu tandis que son épouse veille à ce qu’il ne mange pas de cochonnerie (je caricature à peine). C’était assez fascinant à regarder, jamais il ne m’avait paru si proche et accessible, alors que je n’ai aucune sympathie pour le personnage. C’est sur cette impression bizarre, construite de toute pièce par le montage dynamique et une bonne musique d’ambiance, que nous avons fini par nous coucher. L’avant dernière étape du voyage nous attendait : la ville de Corte.

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