Retour en Corse : l’Ile Rousse, Pigna, Revellata et Calvi

La nuit fut mauvaise pour moi en raison du bruit du vent. J’avais l’impression d’être au sommet d’une tour en pleine tempête. Je craignais les éventuels dégâts des rafales sur la voiture. On l’a retrouvée en un seul morceau mais recouverte par le sel des embruns. Après le petit-déjeuner nous avons fait le tour de l’île, en direction du phare. Moi qui espérait une accalmie, j’en étais pour mes frais, le vent étant toujours aussi fort.

On a vu des mouettes partout. Elles étaient en surplace au dessus de nos têtes, maintenues en l’air par le vent.

On a réussi à grimper jusqu’au phare, en passant à proximité d’une nouvelle tour, à moitié emportés par les bourrasques. De la haut, on surplombait toute la ville. Nous sommes redescendus prudemment, récupérant l’utilitaire et quittant l’endroit.

Pigna

Nous avons quitter l’Ile Rousse pour le village de Pigna.

Nous sommes arrivés à 10h et il s’avère qu’il était quasiment vide, en dehors de quelques promeneurs à notre image. Pas un chat. Enfin si, deux chats croisés à l’occasion. On a pu admirer la vue, des rapaces dans le ciel. Des chemins de randonnées démarrent du village, comme à Lama. Je regrette que nous n’ayons pas eu la présence d’esprit d’emporter des cartes pour les randonnées. De toute façon, nous n’aurions pas eu le temps de tout faire… . On a du rester 30mn en tout et pour tout.

La suite du voyage nous a mené à Calvi. Nous ne nous sommes pas arrêtés tout de suite, nous voulions faire une randonnée vers la pointe de la Revellata.

La Pointe de la Revellata

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Après avoir tourné un long moment, nous avons fini par trouver ce qui semblait être le début de la ballade. Elle n’a pas commencé sous les meilleurs auspices, après la recherche en vain du fameux parking de départ pour déposer le véhicule et un oubli de frein à main au moment de se garer (heureusement la pente était douce). Un peu grognons et énervés nous nous sommes élancés d’un bon pas sous le soleil qui tapait dur. L’objectif était un phare tout au bout (7km aller-retour selon le guide). On a cependant marché très très longtemps, en passant par des petits sentiers escarpés par moment. On a vu un petit port, assez moche il faut le reconnaître. C’était plus une station océanographique qu’un port d’ailleurs. Toujours sans trop parler on a manger nos sandwichs après avoir dégoté un lieu ombragé (pas une mince affaire dans un paysage de maquis) pas très loin du phare.

On n’était pas d’accord sur le chemin du retour, j’ai fini par l’emporter et nous avons regagné la véhicule plus de trois heures après le départ – j’ai quand même un peu le sens de l’orientation. Non sans un arrêt plage au préalable, où la baignade nous a détendu et a aplani les petites tensions de la journée. On aime vraiment l’eau.

Calvi

 

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la vue sur les montagnes depuis la citadelle. Il reste de la neige.

 

La bonne humeur revenue et les jambes lourdes, nous sommes retournés sur nos pas par la route de Porto pour atteindre notre hôtel. Après une petite pause nous avons enchainé à pieds vers la citadelle de Calvi, en admirant la mer et les palmiers. Nous avons fait le tour des remparts à l’intérieur, puis dégusté une glace (on a trouvé de très bons glaciers).

Assise à en savourer une au parfum de vanille, j’ai vu à la table voisine un couple de touristes discuter avec celui qui semblait être leur guide et qui les sensibilisait à la volonté d’indépendance des Corses. J’ai écouté leur conversation, me rappelant le préfet Erignac. J’étais en Corse à cette époque, ma première minute de silence en classe a été la résultante de son assassinat. Le guide, passionné par le sujet (et pro-indépendance), expliquait que ça allait mieux au niveau des attentats depuis que les nationalistes tiennent le Conseil exécutif Corse. Selon lui, beaucoup de jeunes s’engagent dans ces mouvements et sont prêts à se battre pour le « peuple corse » (notion qui n’a pas été reconnue par la Constitution, afin de ferme la porte aux notions de peuple breton, basque, etc). En gros, la Corse serait la dernière colonie de la France. Je suis un peu perplexe sur le sujet, j’ai du mal à imaginer l’île survivre de façon autonome sans toutes les subventions qu’elle perçoit actuellement. Je reconnais en revanche que la « culture corse », notamment la langue, est bien plus implantée et forte que la culture locale d’autres régions en France. Pour revenir à la langue, j’entendais régulièrement des gens la parler autour de moi (comme dans mes souvenirs d’ailleurs).

Pour revenir à notre visite de la ville, nous avons ensuite fait le tour du port, ponctué de restaurants à touriste, avant d’aller dîner près de la partie réservée aux embarquements, dans un petit restaurant familial où des pizzas ont récompensé les efforts de la journée.

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Au moment de partir, le patron nous a offert un digestif. Il était devant son écran de télévision. En effet, nous étions le 7 mai dans l’attente du résultat de l’élection présidentielle. On a savouré la myrte, puis nous sommes rentrés à l’hôtel, nous coller devant le petite écran pour assister à la victoire du leader d’En Marche.

Fourbus, nous nous sommes couchés assez vite. En effet, nous, c’est la route de Porto qui nous attendait le lundi 8 mai.

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