Retour en Corse – Bastia

La Corse, c’est un souvenir de ciel et de mer, de routes en virage, d’école primaire, de chants, de mimosa et de bougainvillier. Presque vingt ans sont passés depuis le départ de l’Ile de Beauté. Première fois que j’y remets les pieds. Le voyage faisait ainsi d’un côté la part belle à la redécouverte et de l’autre à l’exploration de nouveaux pans de l’ile. Je vous emmène?

 Jour 1 – Arrivée à Bastia

Nous sommes arrivés très tôt à l’aéroport avec Gégé (réveil à 4h45 à Paris, ça pique) qui a entamé la discussion avec son voisin de siège dans l’avion, un Normand installé en Corse depuis quelques années, qui lui a conseillé quelques coins sympas à visiter. Une fois sur le sol, nous avons récupéré la voiture de location réservée pour la durée du séjour (très facile de louer sur place). On s’est retrouvé devant un utilitaire Peugeot, genre bétaillère, pour cause de surclassement. La voiture super large, quelle chance. On visait une Fiat pour se faufiler en douceur, les routes étant étroites, sinueuses et à flan de rochers par endroits (spoiler : on a réussi à la rendre en un seul morceau avec les deux rétroviseurs intacts).

Bastia est à trente/quarante minutes de l’aéroport, il faut remonter vers le Nord en longeant la côte à droite et les marais à gauche. Le plus compliqué une fois en ville : se garer, quasiment mission impossible. Les voitures sont posées à même la route, ou mordant largement dessus un peu partout. A force de tourner on a trouvé un parking, celui de la Gare, un peu excentré où laisser le monstre. Puis, nous avons filé vers le vieux Bastia, en attendant la libération de la chambre d’hôtel, en longeant la place Saint-Nicolas, inchangée par rapport à mes souvenirs.

Le vieux Bastia est constitué d’un ensemble de petites ruelles, de façades délabrées côtoyant des bâtisses repeintes à neuf. C’est aussi une jolie place, celle du marché, et enfin le petit port de plaisance. Plus au nord, au niveau de la place Saint-Nicolas, se trouve le débarcadère où se reposent les immenses ferrys qui charrient gens, voitures et bagages entre l’île et le continent.

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On a longé le petit port de plaisance jusqu’au phare, avant de remonter un peu sur les hauteurs. Nous avons alors recroisé le Normand qui sortait ses poubelles (!) et qui nous a recommandé le parc Romieu vivement. On en a donc fait le tour.

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Vue depuis le parc Romieu sur le port et les ferrys

 

Nous sommes revenus sur la place du marché pour déjeuner avec une découverte : les pâtes à la boutargue (ou « poutargue » : ce sont des œufs de poissons) au Grazie Mille, restaurant italien, sur la place du marché. La restauratrice, très sympathique, nous a questionnés et m’a donné du tu quand je lui ai indiqué avoir déjà habité la ville. Elle nous a informé que la rue Napoléon avait bien changé, complètement piétonne désormais.

Petite sieste à l’hôtel après le repas, pour se remettre du départ matinal, avant de repartir de plus belle. Mon école primaire de l’époque n’étant pas très loin, je traine Gégé pour essayer de retrouver le chemin sur l’intuition du nom d’une rue qui me parait familier. En arrivant dans la rue en question, je repère la longue série d’escaliers menant à l’école. Tout est à sa place, même la boulangerie qui fait l’angle. J’ai surtout le souvenir de l’escalier, dur à monter quand j’étais petite après les 15-20mn de marche depuis l’appartement. Il y a toujours le même petit renfoncement dans le bas du mur au niveau de la dernière marche. Il servait de cachette aux chats du quartier, je vérifiais à chaque fois si un matou ne s’y trouvait pas.

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Puis reprise de l’exploration, avec le tour de la citadelle de la ville. La ville a été créée par les Génois comme beaucoup de villes corses vers le 14ème siècle. La citadelle sera bâtie les siècles suivants, avec en son sein l’Eglise Sainte-Croix et la Paroisse Sainte-Marie. Il y  aussi des oratoires un peu partout (monument voué au culte d’une ou d’un Saint).

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dans les rues de la citadelle

(Suite des photos sur Bastia sur –> Instagram)

Nous prenons un verre en terrasse, faisons un tour par le petit parc derrière la citadelle avant de redescendre vers le port. Nous dînons sur celui-ci pour finir la soirée au A Scaletta (des sardines, miam). Demain les choses sérieuses commencent : nous partons faire le tour du Cap Corse armés de notre bétaillère.

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la tombée du jour sur le port

Souvenirs:

Ce qui n’a pas changé : la présence des tags aux slogans indépendantistes qui ornent nombre de rues ou le mobilier urbain, la place Saint-Nicolas, la promenade que nous faisions en famille le long de la mer, les ferrys qui me semblent encore plus gros qu’à l’époque… .

Petit point sur la densité de population : même si les voitures ont énormément de mal à circuler en ville, il y a très peu de monde, c’est vraiment vide. La saison touristique commence plus vers la mi-mai selon les commerçants. Bien pratique pour nous!

J’ai aussi retrouvé quelques chants appris à l’époque de l’école primaire, évidemment nous apprenions des chants corses! Les voici: Dumane Natale et Libertà.

 

 

 

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2 réflexions sur « Retour en Corse – Bastia »

  1. Pour moi, la Corse c’est de délicieux parfum de réglisse menthe qui flotte dans l’air lorsqu’on parcourt la Corse, la couleur de l’eau, les plages « sauvages », les routes étroites, les panneaux « percés », les ravins profonds, les distances si courtes sur la carte et interminables à parcourir en voiture. Un merveilleux séjour, il y a plus de 20 ans !

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