La formation

Le retour au travail fut un peu dur le lundi. Hors la formation approchait, il fallait encore finir le PowerPoint, approfondir les cas pratiques à soumettre, rassembler de la documentation  tout en avançant sur des comptes-rendus et le travail quotidien. Heureusement la semaine précédente s’était avérée plus productive.

Nous avons quand même réussi à nous coordonner pour finir le fichu Powerpoint – élément obligatoire hélas, nous n’avons pas pu négocier là-dessus. Personnellement je préfère ne pas en avoir, ce qui oblige à suivre le cours de façon plus attentive quand on est élève et incite les formateurs à mieux maitriser leur sujet. On a réussi a peu le charger en mettant juste les grands points. J’ai suivi suffisamment de cours où le formateur se contentait de débiter ce qu’on pouvait lire, sans apporter une valeur ajoutée. Je ne voulais surtout pas reproduire le schéma que j’abhorrais étudiante et qui faisait que je lâchait vite l’affaire – pourquoi s’embêter à écouter quand il suffit de lire? – pour commencer des parties de Candy Crush sur mon ordinateur.

Le lendemain nous avons pris le train tôt pour pouvoir commencer en début d’après-midi la formation. Face à nous des dizaines de personnes. L’exercice était un peu impressionnant et soulevait pas mal d’angoisses. Est ce qu’on va réussir à capter leur attention, ne pas les endormir, les faire réagir, aura-t-on des questions pertinentes ou compliquées, aura-t-on le temps de voir tout ce qui est prévu. Ne pas bégayer, ne pas s’embrouiller, ne pas oublier des choses, parler suffisamment fort et pas d’une voix monocorde.

Au final ça s’est bien passé, même très bien, nous avons eu avec le collègue des retours positifs. Les gens en face était intéressés, questionnaient, répondaient bien aux cas pratiques et repéraient les enjeux. Pour une première donc c’est très satisfaisant.

Par contre qu’est ce que c’est crevant, une sorte de grosse lassitude en fin de journée. Je n’avais pas anticipé le mal de dos à rester debout à faire du surplace. On a bu des coups en ville pour se détendre une fois le premier cours terminé (on a fait le cours deux fois pour deux groupes). Le plus dur c’est de tout recommencer une seconde fois pour l’autre groupe. L’impression de bugger, d’être dans une journée sans fin. Je ne pense pas être faite pour être prof, répéter tous les ans la même chose non merci. Par contre l’exercice stimule intellectuellement, plus que le boulot, au point de me rappeler la vie étudiante. J’ai même mieux compris mon travail car j’ai du creuser pas mal de points de droit par exemple.

Et surtout on a découvert que plusieurs élèves souhaitaient intégrer notre service. On s’est fait la remarque avec le collègue que ça devrait nous aider à en partir prochainement… .

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s