Changement de poste?

Étant au même poste, dans le même service depuis un petit moment, l’envie d’aller voir ce qui se passe ailleurs est de plus en plus forte chaque jour. Après une première tentative avortée de prendre le poudre d’escampette il y a quelques mois, j’ai lancé mon plan B. Hiérarchie informée officiellement, envoi d’une candidature (cv, lettre de motivation toussa toussa), entretien de recrutement qui se passe bien. Sauf que voilà, ça coince.

Nous ne sommes pas nombreux dans mon service, les chefs ne sont donc pas contents de voir partir leurs effectifs, surtout ceux qui sont formés et opérationnels. J’ai eu un debrief à ce sujet avec la hiérarchie. Si elle avait voulu me décourager de candidater ailleurs elle ne s’y serait pas prise autrement. En gros, je vais avoir des bâtons dans les roues pour retarder le plus possible mon départ si le départ est encore possible. Le risque: que mon potentiel futur employeur renonce à ma candidature devant le barrage et les difficultés. S’il peut recruter plus facilement quelqu’un d’autre, pourquoi s’encombrer avec une candidature à problème? Au moins le message est clair.

Pour l’instant aucune visibilité sur l’avenir. En attendant je me sens de plus en plus coincée là où je suis. Plus on devient ancien, plus on acquiert de la valeur. On bosse vite, on forme les nouveaux, on évite les boulettes. Sans pour autant avoir plus de reconnaissance de la part des « managers » (faut pas déconner non plus hein), celle-ci se manifeste seulement pendant l’entretien d’évaluation annuel et éventuellement en réunion de fin d’année quand les objectifs ont été atteints. Sinon c’est le grand walou le reste du temps. Le service tourne car les gens qui le composent sont dynamiques, motivés, de bonne composition. On s’entraide, on s’organise des mini-réunions pour avancer sur nos dossiers, on croise nos informations, en autonomie comme des grands. Impression que la prétendue autonomie est un moyen pour le chef  de se dégager de toute responsabilité. Une ancienne du service qui a l’oreille du « manager » nous dit régulièrement qu’il nous aime bien et nous fait confiance. Honnêtement son affection elle m’importe peu. Il est payé à organiser les tâches, anticiper les problèmes, trouver des solutions, motiver les équipes, répartir équitablement la charge de travail.

Ce n’est pas pour autant que je lâche tout, malgré la colère qui s’installe. J’ai même accepté de donner une formation avec un collègue à des potentielles futures recrues, afin de les motiver pour qu’ils candidatent chez nous.

Bah oui, si du monde arrive je pourrai peut être enfin partir…

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6 réflexions sur « Changement de poste? »

  1. oops, peut-tu faire en sorte que mon mail n’apparaissent pas. en supprimant ce commentaire et je le reprends ci-dessous…
    Par contre, s’il y a un conseil à te donner, ne pas avoir d’état d’âme. Lorsque le temps vient, « ils » n’hésitent pas à faire une coupe franche et sévère de la petite frange qui gêne !
    Donc dès que possible, prend le large. D’autant plus si tu es jeune et sans trop d’attache au port…
    Crois-en une « vieille ». J’en ai morflé plus d’une fois à vouloir avoir des états d’âmes. Bon mais moi, j’étais dans le privé.

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    1. C’est fait, j’ai supprimé deux commentaires du coup. Oui, j’ai bien l’intention de faire ce que tu me décris! J’aime bien la plupart des collègues, les quitter me chagrinera un peu si j’arrive à partir, mais ça fait partie du jeu. En attendant je continue mais sans faire de zèle : j’ai malheureusement l’impression qu’on n’a pas intérêt à se rendre indispensable (c’est absurde, je sais). Un ancien collègue qui était « une machine de guerre » au travail a par exemple failli craquer à une époque car plus on montre qu’on peut en faire, plus on nous en donne, sans pour autant avoir les contreparties qu’on peut avoir dans le privé à moyen ou court terme (primes, promotion, dossiers plus intéressants, reconnaissance).

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  2. Alors pour être dans le recrutement dans la fonction publique, je te rassure sur le délais de préavis…. on sait très bien, quand on recrute quelqu’un qu’on a des chance d’avoir 3 mois de préavis maximum, que la personne vienne du privé ou du public. Donc rassure toi, ce n’est pas bloquant du tout. En général en entretien, le recruteur demande d’ici combien de temps tu penses être disponible, il suffit de dire qu’à ton avis, on t’imposera les 3 mois réglementaire et voila 😀

    Apres dans le pire des cas ton employeur peut invoquer la nécessité de service mais c’est assez rare !

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  3. J’ai bien peur que le directeur l’invoque. En tout cas c’est ce qu’il a sous entendu. Et l’administration d’accueil ne m’a pas fait une réponse écrite pour valider ma candidature, donc je n’ai rien qui prouve qu’elle a envie de me recruter. Je vais attendre un peu et réfléchir aux options. La présidentielle pourrait également rebattre les cartes, avec des suppressions de postes ou autres réformes pour la fonction publique. A suivre!

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