Trekking : 3ème Jour (23,5 km)

Il n’y a pas eu besoin de démonter les yourtes ce matin après le petit-déjeuner, deux nuits sur place étant prévues. A la place nous avons fait tranquillement nos sacs en laissant nos valises sur place.

En débutante du trekking je n’ai pas pensé à peser le sac à dos avant le voyage, j’ignore donc combien de kilos je transportais. Même en essayant d’avoir le minimum (une gourde, du change, l’appareil photo, le portable, la caméra, la petite palette d’aquarelle et un carnet de dessin …) il était encore trop chargé : le mal de dos et les tiraillements dans la nuque ont commencé à ce faire sentir ce jour là en raison de la distance parcourue, plus de 23km.

Nous sommes partis accompagnés de notre guide et de deux des nomades, juchés sur leurs charrettes, le troisième guide et la cuisinière restant au campement. En effet, nous avions plusieurs marécages à passer – même principe qu’avec les rivières. Toutefois les bœufs n’étaient pas toujours collaboratifs, refusant de faire un pas de plus lorsqu’ils estimaient la charge trop lourde, nous obligeant à patauger dans la gadoue. Problématique à plus d’un titre car nous n’avions pas les bonnes chaussures. J’explique : nos chaussures de rando étaient légères et aérées puisqu’on ne pensait pas croiser de la pluie (erreur!). C’était parfait jusque là. Mais les marécages les ont mises à mal dès le début de cette journée de trek. Et on en avait au moins huit à passer. La plupart du temps on arrivait à s’en sortir en serpentant entre les trous d’eau en prenant appui sur les morceaux de terre les plus secs. Les bâtons se sont révélés très utiles afin de tâter le terrain. A d’autres moments monter en charrette était la meilleure solution pour éviter les dégâts.

Après le premier marécage, passé avec plus ou moins de succès (technique du pied dans le sac plastique pour Madame Sans Gluten!), nous avons monté un petit col et croisés des touristes à cheval. Notre guide nomade le plus âgé s’arrêtait souvent pour discuter avec les autres nomades, surtout quand il s’agissait de guides. Ils doivent tous se connaitre sur le circuit. Après le col nous avons passé les fameux marécages avant de rentrer dans une forêt. Quelques centaines de mètres plus loin nous sommes arrivés devant l’objectif de la journée, le « Palais de la Princesse ». Cet ancien monastère a abrité un temps une princesse chinoise cachée là par son époux mongol. Celle-ci avait refusé de l’espionner au profit de son père après ce mariage arrangé car les mariés étaient tombés amoureux l’un de l’autre. Hélas, elle fût assassinée dans ce temple par un homme de son père. Voici l’histoire que nous a raconté notre guide alors que nous déjeunions assis sur des souches d’arbres, sous une petite pluie. Il reste des vestiges du monastère, avec un peu d’imagination on peut essayer de reconstituer les lieux.

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La visite des lieux terminés, les gens du groupe se sont allongés dans l’herbe afin de profiter d’un moment de soleil. Cependant le groupe a vite déchanté quand la pluie est revenue forte et sans interruption. Nous sommes repartis vers la campement par un autre chemin, très vite tout le monde a enfilé une cape sauf, devinez qui : les Mongols qui n’avaient pas prévu le coup, Gégé et moi. On avait cru que des k-ways seraient suffisants contre une pluie éventuelle, mais celle-ci a duré jusqu’à notre retour au campement. Bientôt nos pantalons furent trempés tout comme nos sacs à dos et nos chaussures qui, telles de vieilles éponges recrachaient de l’eau à chaque pas posé au sol. Il faisait froid également, nous obligeant à marcher très vite pour nous réchauffer. Le guide blessé aux pieds a passé le chemin du retour assis sur la charrette, aussi dégoulinant que les deux nomades qui grelottaient.

Nous avons passé des paysages splendides en dépit du temps.

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En arrivant au camp toutes nos affaires ont été mises autour du poêle sous la yourte afin de tenter de les sécher le mieux possible. Avec toute la boue qui était rentrée dans nos chaussures, nous sommes repartis à la rivière afin de faire un brin de toilette. Cette fois lavage intégral – pas si compliqué finalement et tellement agréable de se sentir propre.

Le grand feu dans la soirée a ponctué cette journée plus dure que les précédentes mais encore une fois superbe.

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