Trekking: premier jour (21km)

Le matin sous la couette après une bonne nuit. Le poêle est de nouveau froid et l’air frais. En frissonnant nous quittons la chaleur du lit pour nous vêtir et aller petit déjeuner. Le départ théorique est pour 9h mais, comme nous le verrons les prochains jours, l’horaire mongole est très variable. Dans l’attente de trois nomades qui nous accompagnerons les jours prochains, nous tournons en rond dans le campement. Une pile de sacs à dos, de duvets et de lits de camp est rapidement constituée.

Finalement vers 10h arrive le plus jeune sur une charrette tirée par un bœuf, suivi à quelques minutes d’intervalle par le chef guide à cheval. Une fois les bagages chargés nous levons le camp en direction du village le plus proche. On aperçoit des vaches et yacks à la ronde. Pas mal de déchets bordent également le chemin.

Au village, des victuailles pour faire les prochains apéros sont achetées avec une petite cagnotte constituée la veille. C’est le guide qui nous a fortement incité à procéder de la sorte. Des enfants passent et nous regardent en nous saluant en anglais. Ceux qui vont à l’école portent un uniforme. Le dernier nomade, le plus âgé nous rejoint à son tour devant le magasin sur une autre charrette chargée de deux yourtes démontées. Puis la marche reprend, on sort du village en passant devant un hôtel équipé d’un golf et d’un terrain de beach volley. Nous traversons plusieurs ponts à l’abri des arbres. Tandis que nous progressons au rythme du guide on réalise qu’un de nos compagnon manque à l’appel. On le retrouvera un peu plus tard en arrière avec une belle coupure au front (il s’était pris la branche d’un arbre).

Un pic nique est organisé vers midi, nous avons relativement peu marché depuis notre départ. La cuisinière fait des merveilles et nous nous régalons avant de reprendre la route, quitter les arbres pour arriver dans la plaine. Au loin des montagnes, idem à droite et à gauche.

dsc_0100Notre objectif c’est la colline à gauche vers l’horizon, il faudra bifurquer en l’atteignant. En attendant on marche sur la piste, en longeant des poteaux électriques. Au sol de l’herbe courte, des bouses et des os d’animaux. Des vautours et des aigles planent à proximité. Certaines parcelles sont délimitées par des pneus enterrés à moitié dans le sol, faisant également office de parking à animaux. Le temps est changeant, chaud au soleil quand le vent tombe et soudain glacé lorsqu’un nuage passe. Nous marchons ainsi, d’un bon pas, chaque arrêt pour prendre une photo ou attraper une gorgée d’eau dans la gourde fait perdre 100m sur le groupe qui se disloque rapidement s’étalant ainsi sur des centaines de mètres. Les charrettes prennent rapidement de l’avance sur nous dans ce paysage plat et peu accidenté.

Une pause sera faite près d’un autre Ovoo. On tournera alors à gauche vers une petit campement où vit une famille connue de notre guide. Le père est en train de tailler un mouton pour le repas lorsque nous approchons. Un petit enfant curieux nous observe alors que nous sommes amenés sous une yourte. Là, une femme nous apporte une sorte de fromage dur, ainsi que de la crème et du pain fait maison. On se régale vraiment. On repart en laissant des biscuits pour le petit garçon, le guide refusant que de l’argent soit donné. Le don et l’accueil font partie de la culture nomade en Mongolie où la solidarité est nécessaire au regard des conditions de vie difficile. Donner en retour des denrées alimentaires permet de maintenir cette tradition. A partir de maintenant on mettra souvent de côté des gâteaux, fruits secs et autres aliments en prévision des autres rencontres.

La progression se poursuit, cette fois nous voyons au loin ce qui ressemble à une forêt. Des nomades rassemblent des troupeaux sur les collines voisines. Les animaux que nous croisons, vaches et chevaux essentiellement sont assez prudents et gardent toujours une distance. A la recherche du campement nous nous dispersons de nouveau, les plus rapides sont en tête, notamment Monsieur Longues Jambes qui va bon train en dépit de sa blessure au front et le duo mère-fille du groupe. C’est ainsi que certains rateront le lieu du rendez-vous. En effet, les nomades s’étaient installés avant la forêt dans une clairière un peu cachée par les arbres et à proximité d’une rivière. Le guide ramena les bons marcheurs à bon port.

Une fois au camp nous découvrons comment monter les yourtes (il y en aura deux pour 10, le guide, les nomades et la cuisinière ayant des tentes). Tout d’abord il faut poser la porte en bois, installer les structures en bois formant les murs (des lattes croisées) en les attachant avec de la ficelle entre elles et à la porte. Puis fixer avec de la corde deux poteaux au toit circulaire de la yourte avant de redresser ce toit sur ses deux pieds. Puis des perches en bois sont positionnées, reposant d’un côté dans des encoches creusées tout autour du toit et de l’autre sur les lattes en bois. C’est un moment délicat car si le toit n’a pas été correctement centré les perches risquent de ne pas tenir, le rayon de la yourte étant trop grand ou trop petit. Une fois les perches correctement installées, les poteaux du toit n’ont plus besoin d’être soutenus par une personne, la structure tient toute seule. Des couches de feutre sont ensuite posées sur le toit et le mur, puis un grand plastique pour l’isolation (pluie) et enfin une bâche, laissant juste un petit cercle au niveau du toit pour pouvoir faire passer le tuyau du poêle.

Une fois les yourtes montées on s’active pour trouver du bois sec et des écorces afin de faire du feu. Dès que le soleil tombe on a très froid. Quelques uns vont aussi se laver à la rivière, pour nous ça sera lavage express sous la yourte avec un savon désinfectant. Nous partageons la yourte avec le couple de Normand et la mère de famille. Avec l’aide du guide nous déplions les lits de camp, installons des matelas et des duvets pour chacun. Le repas chaud nous revigore ainsi que le grand feu alors que la nuit tombe.

Publicités

2 réflexions sur « Trekking: premier jour (21km) »

    1. C’était une première pour moi et vraiment j’ai adoré. En revenant je n’avais envie que d’une chose : repartir! Là on va économiser un peu et on essaiera de repartir pour un nouveau trekking en 2018.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s