Trekking: 2nd jour (17km)

Après une nuit à cinq sous la yourte j’ai tenté d’allumer le poêle au petit matin. A force de m’acharner à souffler sur des brindilles trop humides j’ai surtout réussi à faire de la fumée. Aucune petite flamme en revanche… .Cette déconvenue a bien fait rire les Normands, sans qu’ils arrivent à faire mieux pour autant. Comme la veille nous sommes partis tard car nous avions les yourtes à démonter, ce qui prend une grosse heure. Le plus dur pour moi a été de réussir à remettre le duvet dans son sac … pour le coup je me suis bien réchauffé à batailler en le tordant dans tous les sens pour le faire rentrer et en l’injuriant entre les dents.

Nous avons repris la direction de la forêt que nous avons fini par atteindre. En fait une première rivière nous barrait le passage. Le guide voulait qu’on grimpe sur les charrettes pour éviter de se mouiller les pieds. Par bravache j’ai tenté la traversée à pieds avec d’autres personnes du groupe. Mal m’en a pris, les pierres étaient pointues et l’eau glacée, au fur et à mesure des secondes passées dans le courant mes pieds sont devenus glacés. Une fois sur l’autre rive on a regardé le bœuf tracter les autres à travers le cours d’eau. Ensuite nous avons bifurqué à gauche et longé une montagne. Les charrettes quant à elles sont passées plus loin dans la vallée. De son côté, Monsieur Longues Jambes a décidé de passer par les crêtes tandis que nous zigzaguions en bas entre les marécages et des grosses pierres branlantes, nous battant contre les arbustes qui fouettaient nos visages. Notre avancée étant entravée nous avons finalement peu progressé (5km). On a continué à trouver sur le sol des cranes de bovins au milieu de plantes aux couleurs automnales. Une fois les marécages passées nous avons continué à longer les montagnes se trouvant à notre droite mais cette fois le terrain était relativement plat. Nous avons progressé ainsi, trop vite d’ailleurs car encore une fois nous avons raté le point de rendez-vous avec les charrettes pour le déjeuner, nous obligeant à rebrousser chemin sur 300m. Comme la veille, un compagnon de voyage de Savoie nous a répété que la première chose à retenir lors de randonnées est de ne jamais dépasser le guide (message reçu). Le guide justement avait du mal à aller vite. Ses pieds le faisait souffrir. Il ne pouvait donc pas impulser un rythme dynamique au groupe qui s’est de nouveau retrouvé éparpillé.

Le déjeuner a été pris au bord d’une rivière. Cette fois nous avons eu droit à des sushis aux légumes (toujours aussi bon). Le thé est également indispensable pour s’hydrater et se réchauffer. Je n’ai jamais autant apprécié ce breuvage que lors de ce voyage. Posés près d’un troupeau de vaches nous avons récupéré tranquillement avant de repartir.

Comme la veille, nous avons croisé plusieurs Mongols sur la route, certains à moto, d’autres dans des camionnettes avec toute leur famille, parfois à cheval. Notre progression nous a amené à une nouvelle rivière. Après une nouvelle pause les charrettes sont venues nous récupérer. Cette fois j’ai grimpé dessus : il faut réussir à répartir le poids de son corps et s’accrocher fermement aux cordes qui sanglent la bâche sous laquelle nos affaires reposent. Autant préciser tout de suite qu’il n’y a pas de suspensions !

Après la traversée nous avons rejoint le camp que les nomades avaient commencé à monter. Comme la veille nous leur avons donné un coup de main. On a constaté qu’un des poteaux soutenant le toit de la yourte était fendu, obligeant les nomades à lui faire une attelle. J’ai aussi tenté d’aller me laver à la rivière. Le duo mère-fille m’a proposé de venir avec elles mais j’ai ensuite trouvé un petit coin tranquille où faire tremper mes pieds. Pas de bobos à déplorer. Si les articulations me faisaient souffrir le premier jour, quelques gouttes d’huile essentielles ont suffi à calmer les douleurs.

Le diner a été l’occasion de faire un razzia sur les beignets préparés par les soins de notre cuisinière, décidément pleine de surprise. Avec un seul poêle elle a réussi à chaque fois à nous préparer des plats relativement variés, chauds, parfaitement assaisonnés et tellement nourrissants. Une soupe et un thé on conclut la soirée.

Nous avons fait chauffer le poêle avec le bois ramassé. Comme on craignait d’avoir froid on l’a un peu chargé. Un peu beaucoup en fait : la yourte est devenu aussi chaude qu’un sauna! Dans nos duvets on en pouvait plus. Le sommeil est quand même vite arrivé. On avaient encore tendance à se réveiller vers 3h du matin, mais la fatigue de la journée aidant il était facile de se rendormir.

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