Le weekend confiné ressemble somme toute à un weekend classique : peu productif (à mon sens, le weekend n’a pas forcément à être un espace de productivité). Mais l’oisiveté qui s’ajoute à une semaine pas des plus palpitantes en termes d’activité, lui fait perdre quelque peu de son charme.
Les pigeons
Avant-hier soir et hier soir à 20h, les applaudissements des Parisiens ont résonné aux fenêtres. Nous sommes sortis sur le balcon les rejoindre à notre tour. C’était très émouvant, pendant un instant le bruit a couvert l’angoisse qui c’était réveillée à l’écoute du décompte macabre des décédés du jours et de ceux sous assistance respiratoire.
Hier matin, le temps était encore une fois magnifique. L’avenue me semble encore plus calme que d’habitude. On entend des enfants qui jouent dans la cour d’une maison, un chien qui aboie, quelques véhicules et surtout le roucoulement des pigeons.
Mercredi 18 mars
Hier la journée ne fut pas très brillante : beaucoup de mal à gérer le télétravail, informations très anxiogènes dans les médias, limitant complètement ma capacité de concentration, et l’angoisse en regardant par la fenêtre en voyant les gens en petit groupe s’amasser autour du Monoprix pour faire leurs courses. Il fait dire que les images de la cohorte de Parisiens s’amassant dans les gares pour aller contaminer les villes de province m’avait déjà mis un coup au moral la veille.
Paris s’éveille ?

Le ton a changé du tout au tout en l’espace de quelques jours. Ce qui n’était pas vraiment envisageable chez nous se produit, l’arrêt progressif des rassemblements, des déplacements, des élections et bientôt le cloisonnement à domicile pour plusieurs semaines.
Iles Ouchkani
-27°C ce matin. Lorsque je sortis pour assister au levé du soleil, je pris soin de ne rester que quelques minutes dans le froid. J’avais le nez qui piquait et même froid au dents et aux gencives lors des inspirations.
Une des îles Ouchkani était notre destination de la journée, mais auparavant nous assitâmes à une séance de pêche.
